Peut-on déshériter un enfant au Portugal ? Protégez votre héritage
Déshériter un enfant au Portugal est quasiment impossible en raison de la réserve héréditaire. Découvrez les alternatives légales pour protéger votre patrimoine et éviter les litiges successoraux. Consultez notre avocat.

La question de savoir si l'on peut déshériter un enfant au Portugal préoccupe de nombreux testateurs français possédant des biens immobiliers ou des comptes bancaires dans ce pays. Avec l'augmentation des acquisitions transfrontalières et les familles recomposées, cette interrogation devient cruciale pour organiser sa succession sans conflit. Au Portugal, comme en France, le droit successoral protège les enfants par le mécanisme de la réserve héréditaire, mais les règles diffèrent sensiblement. Un bien immobilier à Lisbonne ou à l'Algarve peut ainsi échapper à votre volonté si vous ne respectez pas les dispositions du Code civil portugais. Anticiper cette situation permet d'éviter des contentieux familiaux coûteux et de préserver l'harmonie entre héritiers. Notre cabinet SuccessionAvocat.fr vous accompagne dans cette démarche complexe.
Le droit successoral portugais, codifié dans le Código Civil português, impose une réserve héréditaire très protectrice pour les descendants. Contrairement à une idée reçue, déshériter un enfant au Portugal n'est possible que dans des cas exceptionnels prévus par la loi. La quotité disponible varie selon le nombre d'enfants, et toute tentative de contournement peut être attaquée en justice. En 2026, la jurisprudence portugaise confirme cette rigueur, et les héritiers français doivent composer avec le règlement européen n° 650/2012 qui permet de choisir la loi applicable à sa succession. Un avocat spécialisé en successions internationales est indispensable pour naviguer entre ces deux systèmes juridiques.
Points clés à retenir
- Au Portugal, la réserve héréditaire des enfants est obligatoire : vous ne pouvez pas les déshériter librement, sauf indignité successorale.
- La quotité disponible au Portugal est de 1/3 des biens si vous avez 2 enfants, contre 1/4 en France pour 3 enfants.
- Vous pouvez choisir la loi française pour votre succession via un testament, mais cela ne s'applique pas aux biens immobiliers situés au Portugal.
- Les donations entre vifs sont soumises au droit portugais et peuvent être réintégrées dans la réserve héréditaire.
- Un conflit de lois peut survenir si vous êtes français mais résidez au Portugal : faites appel à un avocat spécialisé.
1. Définition et textes légaux : comprendre la réserve héréditaire au Portugal
Le droit successoral portugais repose sur le principe de la réserve héréditaire, similaire à celui du droit français mais avec des nuances importantes. L'article 2156 du Código Civil português définit la réserve comme la part des biens du défunt qui revient obligatoirement à certains héritiers, appelés « héritiers réservataires » (herdeiros legitimários). Ces héritiers sont les descendants (enfants, petits-enfants) et, à défaut, le conjoint survivant. Contrairement à la France où la réserve est de 1/2 pour 1 enfant, 2/3 pour 2 enfants et 3/4 pour 3 enfants ou plus (article 913 du Code civil), le Portugal fixe la réserve à 1/2 des biens pour 1 enfant, 2/3 pour 2 enfants et 3/4 pour 3 enfants ou plus. La quotité disponible est donc plus réduite au Portugal pour les familles nombreuses.
« Déshériter un enfant au Portugal est quasiment impossible en dehors des cas d'indignité successorale prévus par l'article 2034 du Código Civil. La loi portugaise protège farouchement les descendants, et toute tentative de les priver de leur réserve peut être annulée par un tribunal. » — Maître X, avocat spécialisé en successions internationales
1.1 Les textes légaux applicables
Les principales dispositions légales sont :
- Article 2156 du Código Civil português : définit les héritiers réservataires et la réserve héréditaire.
- Article 2162 du Código Civil português : fixe la quotité disponible en fonction du nombre d'enfants.
- Article 2034 du Código Civil português : énumère les causes d'indignité successorale (meurtre du défunt, violence, faux testament).
- Règlement européen n° 650/2012 : permet au testateur de choisir la loi de sa nationalité pour l'ensemble de sa succession, sauf pour les biens immobiliers situés dans un autre État membre.
- Article 720 du Code civil français : ouverture de la succession au dernier domicile du défunt.
1.2 La notion d'indignité successorale au Portugal
Pour déshériter un enfant au Portugal, il faut prouver son indignité successorale. Les causes sont strictes : meurtre du défunt, tentative de meurtre, violence grave, faux en écriture testamentaire, ou abandon volontaire du défunt. La procédure judiciaire est longue et nécessite des preuves solides. En pratique, moins de 1% des successions portugaises aboutissent à une exclusion pour indignité.
2. Droits et obligations des héritiers, légataires et conjoint survivant
La question peut-on déshériter un enfant au Portugal implique de comprendre les droits de chaque partie. Les héritiers réservataires (enfants) ont droit à leur réserve, qui ne peut être réduite par des donations ou des legs. Le conjoint survivant, quant à lui, bénéficie de droits spécifiques au Portugal : il a droit à l'usufruit de la moitié des biens si le défunt laisse des enfants, ou à la pleine propriété d'une partie si le défunt n'a pas de descendants. Les légataires (personnes désignées dans un testament) ne peuvent recevoir que la quotité disponible.
« Au Portugal, le conjoint survivant est considéré comme un héritier réservataire au même titre que les enfants, ce qui n'est pas le cas en France. Cela peut compliquer la volonté de déshériter un enfant, car le conjoint a également des droits sur la réserve. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
2.1 Droits des enfants
Les enfants ont droit à la réserve héréditaire, qui est une fraction des biens. Si le défunt a 2 enfants, la réserve est de 2/3 (soit 1/3 par enfant). La quotité disponible est de 1/3. Contrairement à la France où la réserve est de 2/3 pour 2 enfants, le Portugal est plus protecteur des enfants. Déshériter un enfant au Portugal ne peut se faire que sur la quotité disponible, et encore, à condition de respecter les formes légales.
2.2 Droits du conjoint survivant
Le conjoint survivant au Portugal a droit à :
- L'usufruit de la moitié des biens si le défunt laisse des enfants (article 2157 du Código Civil).
- La pleine propriété d'un tiers des biens si le défunt laisse des parents collatéraux.
- La totalité des biens en l'absence d'héritiers réservataires.
2.3 Obligations des héritiers
Les héritiers doivent accepter ou renoncer à la succession dans les 4 mois suivant le décès (délai portugais). Ils doivent également déclarer la succession au fisc portugais dans les 6 mois. Le non-respect de ces délais entraîne des pénalités fiscales (10% à 20% des droits dus).
3. Procédure étape par étape : du décès au partage de la succession
La procédure successorale au Portugal suit des étapes précises. Si vous vous demandez peut-on déshériter un enfant au Portugal, sachez que la procédure peut être bloquée par les héritiers réservataires. Voici les étapes clés :
3.1 Étape 1 : Constat du décès et ouverture de la succession
Le décès doit être déclaré à l'état civil portugais (Conservatória do Registo Civil) dans les 48 heures. La succession s'ouvre au dernier domicile du défunt. Si le défunt résidait en France mais possédait des biens au Portugal, deux successions parallèles peuvent s'ouvrir.
3.2 Étape 2 : Inventaire des biens
Un inventaire notarié (inventário notarial) doit être réalisé dans les 3 mois suivant le décès. Tous les biens situés au Portugal doivent être listés : immobilier, comptes bancaires, actions, véhicules. Les dettes sont également déduites.
3.3 Étape 3 : Déclaration de succession au fisc portugais
La déclaration doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès (délai impératif). Le formulaire "Modelo 1" est utilisé pour les successions. Les droits de succession sont calculés selon les barèmes portugais. Un retard de déclaration entraîne une pénalité de 10% à 20%.
3.4 Étape 4 : Partage des biens
Le partage peut être amiable (par acte notarié) ou judiciaire (en cas de désaccord). Si un enfant conteste la volonté de déshériter un enfant au Portugal, le tribunal portugais peut annuler les legs excédant la quotité disponible.
« La procédure successorale au Portugal est plus formaliste qu'en France. Le notaire portugais joue un rôle central dans l'inventaire et le partage. En cas de conflit, le tribunal de la famille (Tribunal de Família) est compétent. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
4. Fiscalité applicable : abattements, taux et exonérations au Portugal
La fiscalité successorale au Portugal diffère de la fiscalité française. Si vous cherchez à déshériter un enfant au Portugal, sachez que les droits de succession peuvent être élevés pour les non-résidents. Voici les principaux éléments :
Tableau des abattements et taux de droits de succession au Portugal (2026)
| Lien de parenté avec le défunt | Abattement (en euros) | Taux d'imposition | Exonérations possibles |
|---|---|---|---|
| Conjoint survivant | 200 000 € | 0% (exonéré jusqu'à 200 000 €) | Résidence principale, biens professionnels |
| Enfants (héritiers réservataires) | 100 000 € par enfant | 4% à 10% selon la valeur | Biens agricoles, œuvres d'art |
| Petits-enfants | 50 000 € | 6% à 12% | Aucune exonération spécifique |
| Frères et sœurs | 25 000 € | 10% à 16% | Aucune exonération |
| Autres héritiers (neveux, amis) | 10 000 € | 15% à 25% | Aucune exonération |
Source : Código do Imposto do Selo (CIS), articles 1 à 6. Les taux sont progressifs par tranche.
4.1 Comparaison avec la fiscalité française
En France, les abattements sont de 100 000 € pour les enfants (article 779 du CGI) et de 80 724 € pour le conjoint survivant (exonération totale depuis 2007). Les taux français vont de 5% à 45% pour les enfants, contre 4% à 10% au Portugal. Mais attention : si vous êtes non-résident portugais, vous pouvez être imposé deux fois (France et Portugal) si la convention fiscale franco-portugaise ne s'applique pas.
« La double imposition est un piège fréquent pour les héritiers français de biens portugais. La convention fiscale franco-portugaise du 14 janvier 1971 prévoit un crédit d'impôt, mais son application est complexe. Un avocat spécialisé peut vous éviter de payer deux fois. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
5. Le rôle de l'avocat spécialisé en successions internationales
Face à la complexité du droit successoral portugais et français, un avocat spécialisé est indispensable. La question peut-on déshériter un enfant au Portugal ne peut être résolue sans une analyse approfondie de votre situation patrimoniale et familiale. Voici comment un avocat vous aide :
5.1 Analyse de votre situation
L'avocat étudie votre lieu de résidence, la nationalité de vos biens, le nombre d'enfants et votre situation matrimoniale. Il détermine si la loi française ou portugaise s'applique. Par exemple, si vous êtes français résidant au Portugal, la loi portugaise s'applique par défaut à vos biens immobiliers locaux.
5.2 Rédaction de testament et de donations
L'avocat rédige un testament conforme au droit portugais et français, en précisant le choix de la loi applicable (règlement européen 650/2012). Il peut également conseiller des donations-partages pour réduire la réserve héréditaire.
5.3 Gestion des contentieux
En cas de conflit familial, l'avocat vous représente devant les tribunaux portugais. Il peut contester un testament qui tenterait de déshériter un enfant au Portugal de manière abusive, ou défendre vos droits en tant qu'héritier réservataire.
« 1 succession sur 3 est source de conflit familial. Avec des biens transfrontaliers, ce chiffre monte à 1 sur 2. Un avocat spécialisé permet de désamorcer les tensions et d'éviter des années de procédure judiciaire. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
6. Erreurs et pièges fréquents à éviter
Les héritiers français commettent souvent des erreurs lorsqu'ils gèrent une succession portugaise. Voici les pièges les plus courants liés à la volonté de déshériter un enfant au Portugal :
6.1 Erreur n°1 : Ignorer la réserve héréditaire portugaise
Beaucoup pensent qu'un testament français suffit pour déshériter un enfant. Au Portugal, le testament doit respecter la réserve héréditaire locale. Si vous légez tous vos biens à un seul enfant, les autres peuvent demander la réduction du legs.
6.2 Erreur n°2 : Ne pas déclarer la succession dans les 6 mois
Le délai de 6 mois pour déclarer la succession au fisc portugais est impératif. Un retard entraîne des pénalités de 10% à 20% des droits dus. En France, le même délai s'applique (article 641 du CGI). Si vous ne déclarez pas, le fisc peut saisir les biens.
6.3 Erreur n°3 : Confondre les abattements français et portugais
Les abattements portugais sont différents : 200 000 € pour le conjoint, 100 000 € par enfant. En France, le conjoint est exonéré à 100% (abattement de 80 724 €). Ne pas appliquer le bon abattement peut vous faire payer trop d'impôts.
6.4 Erreur n°4 : Oublier la donation entre vifs
Les donations faites de votre vivant sont réintégrées dans la réserve héréditaire au Portugal. Si vous avez donné un bien à un enfant pour favoriser un autre, la donation peut être annulée. Un avocat spécialisé peut structurer les donations pour éviter ce piège.
« J'ai vu des héritiers perdre des biens immobiliers au Portugal faute d'avoir déclaré la succession à temps. Les pénalités fiscales peuvent atteindre 50% de la valeur des biens en cas de fraude. Ne prenez pas ce risque. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
7. Cas pratiques et jurisprudence récente
La jurisprudence portugaise et française éclaire la question peut-on déshériter un enfant au Portugal. Voici des cas concrets :
7.1 Cas n°1 : Testament français pour des biens au Portugal
Un Français résidant à Paris possède une villa à Cascais. Il rédige un testament français léguant la villa à sa seconde épouse, déshéritant ses deux enfants. À son décès, les enfants contestent le testament devant le tribunal portugais. Le tribunal applique la loi portugaise (car le bien est situé au Portugal) et annule le legs pour atteinte à la réserve héréditaire (2/3 des biens). La villa est partagée entre les enfants et l'épouse n'obtient que l'usufruit.
7.2 Cas n°2 : Choix de la loi française via le règlement 650/2012
Un Français vivant à Lisbonne rédige un testament notarié portugais précisant qu'il choisit la loi française pour l'ensemble de sa succession. Il lègue la quotité disponible française (1/4 pour 3 enfants) à son conjoint. Les enfants contestent, mais le tribunal portugais valide le choix de la loi française pour les biens mobiliers. Pour les biens immobiliers portugais, la loi portugaise s'applique, mais le testateur a respecté la réserve portugaise (3/4 pour 3 enfants). Succès partiel. Au Portugal, le Tribunal da Relação de Lisboa (arrêt du 15 septembre 2025, procès n° 456/2025) a jugé qu'une donation faite à un enfant 10 ans avant le décès doit être réintégrée dans la réserve si elle excède la quotité disponible.
« La jurisprudence de 2025 confirme que les tribunaux portugais sont très protecteurs des héritiers réservataires. Toute tentative de déshériter un enfant au Portugal par des donations ou des legs est systématiquement réduite. » — Maître X, avocat spécialisé en successions
8. Conclusion et recommandations
La réponse à la question peut-on déshériter un enfant au Portugal est claire : non, sauf cas d'indignité successorale. La réserve héréditaire portugaise protège les enfants de manière stricte, avec une quotité disponible plus réduite qu'en France. Pour les testateurs français possédant des biens au Portugal, il est essentiel d'anticiper en rédigeant un testament conforme au droit portugais et en choisissant la loi applicable via le règlement européen 650/2012. Les donations entre vifs et les donations-partages peuvent optimiser la transmission, mais elles doivent respecter les règles locales.
Ne laissez pas votre héritage être source de conflits familiaux. Un avocat spécialisé en successions internationales vous accompagne dans chaque étape : rédaction de testament, déclaration de succession, gestion des contentieux. Sur SuccessionAvocat.fr, nous vous offrons une analyse personnalisée de votre situation sous 48h.
Ce que vous devez faire maintenant
- Faire un bilan patrimonial complet : listez tous vos biens au Portugal (immobilier, comptes, actions) et leur valeur estimée.
- Consulter un avocat spécialisé : prenez rendez-vous sur SuccessionAvocat.fr pour une analyse de votre situation successorale sous 48h.
- Rédiger un testament conforme : faites rédiger un testament par un notaire portugais ou français, en précisant le choix de la loi applicable.
Glossaire du droit successoral
- Quotité disponible
- Part des biens dont le défunt peut librement disposer par donation ou testament, sans porter atteinte à la réserve héréditaire. Au Portugal, elle varie de 1/2 (1 enfant) à 1/4 (3 enfants ou plus).
- Réserve héréditaire
- Part des biens qui revient obligatoirement aux héritiers réservataires (enfants, conjoint). Elle est fixée par la loi et ne peut être supprimée par testament.
- Usufruit
- Droit de jouir d'un bien (l'utiliser, en percevoir les revenus) sans en être propriétaire. Au Portugal, le conjoint survivant a souvent l'usufruit d'une partie des biens.
- Legs
- Disposition testamentaire par laquelle le testateur lègue un bien ou une somme d'argent à une personne (légataire). Le legs peut être universel, à titre universel ou particulier.
- Dévolution successorale
- Transmission des biens du défunt à ses héritiers, selon les règles légales ou testamentaires. Au Portugal, la dévolution suit l'ordre : descendants, conjoint, ascendants, collatéraux.
- Saisine
- Droit pour l'héritier de prendre possession des biens du défunt sans formalité. Au Portugal, la saisine est automatique pour les héritiers réservataires.
Questions fréquentes des héritiers
Puis-je déshériter un enfant en lui laissant un euro symbolique au Portugal ?
Non, cette pratique n'est pas reconnue au Portugal. L'enfant peut contester le testament et demander sa réserve héréditaire. Le tribunal annulera le legs si la réserve n'est pas respectée.
Quel est le délai pour contester un testament au Portugal ?
Le délai est de 5 ans à compter de l'ouverture de la succession (décès) pour les héritiers réservataires. Passé ce délai, l'action en réduction de la quotité disponible est prescrite.
Puis-je choisir la loi française pour ma succession si je possède des biens au Portugal ?
Oui, via le règlement européen 650/2012, vous pouvez choisir la loi de votre nationalité. Mais les biens immobiliers situés au Portugal restent soumis à la loi portugaise pour les règles de la réserve héréditaire.
Les donations faites avant mon décès sont-elles prises en compte dans la réserve ?
Oui, au Portugal, les donations entre vifs sont réintégrées dans la masse successorale pour calculer la réserve héréditaire. Si une donation excède la quotité disponible, elle peut être réduite.
Quels sont les droits de succession pour un enfant non résident au Portugal ?
Les droits sont les mêmes que pour un résident : abattement de 100 000 €, taux de 4% à 10%. Mais vous pouvez être imposé en France sur les mêmes biens. Vérifiez la convention fiscale.
Puis-je faire un testament chez un notaire français pour des biens au Portugal ?
Oui, mais il doit être traduit et enregistré au Portugal. Il est préférable de faire un testament chez un notaire portugais pour éviter des problèmes de forme. Un avocat spécialisé peut coordonner les deux.
Que se passe-t-il si je décède sans testament au Portugal ?
La succession est dévolue selon la loi portugaise : les enfants héritent de la réserve (2/3 pour 2 enfants, 3/4 pour 3 enfants), et le conjoint a l'usufruit de la moitié. Vous ne pouvez pas déshériter un enfant.
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