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Pacsé et droit de succession : protégez votre héritage avec un avocat

Le pacs ne protège pas automatiquement votre patrimoine. Découvrez les droits du partenaire pacsé en succession et comment un avocat peut sécuriser votre héritage.

Pacsé et droit de succession : protégez votre héritage avec un avocat
⏰ DÉLAI IMPORTANT : la déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès sous peine de pénalités fiscales (intérêts de retard à 0,20% par mois et majoration de 10% à 40% en cas de non-déclaration spontanée).

Le Pacte civil de solidarité (PACS) est aujourd'hui choisi par plus de 2 millions de couples en France. Pourtant, une idée reçue persiste : beaucoup de partenaires pacsés croient être protégés comme des époux en matière de succession. La réalité juridique est tout autre. Contrairement au mariage, le PACS n'offre aucun droit héréditaire automatique. Sans testament ou donation entre partenaires, le survivant peut se retrouver démuni, sans droit sur le logement ni sur les biens du défunt. Le droit de succession applicable aux pacsés est spécifique et souvent méconnu, ce qui expose à des conséquences fiscales lourdes et à des conflits familiaux. Cet article vous guide pas à pas pour comprendre vos droits, anticiper les pièges et protéger votre patrimoine avec l'aide d'un avocat spécialisé.

L'enjeu est concret : sans anticipation, votre compagnon ou compagne de vie peut hériter de rien ou presque, tandis que l'administration fiscale réclamera des droits de succession élevés. À l'inverse, une organisation bien pensée (testament, donation entre partenaires, donation-partage) permet de sécuriser le conjoint survivant et de réduire la facture fiscale. Dans 1 succession sur 3, l'absence de préparation génère des conflits familiaux. Ne laissez pas le hasard décider du sort de votre héritage.

Que vous soyez pacsé et souhaitiez organiser votre patrimoine, ou que vous veniez de perdre votre partenaire et deviez gérer la succession, cet article vous apporte les clés juridiques et fiscales essentielles. Découvrez comment un avocat spécialisé en successions peut vous accompagner pour transformer une situation complexe en une transmission sereine.

Points clés à retenir

  • Le partenaire de PACS n'est pas héritier légal : sans testament, il n'a aucun droit sur la succession (contrairement au conjoint marié).
  • L'abattement fiscal entre partenaires pacsés est de 80 724 € depuis 2025 (identique à celui entre époux).
  • Le logement commun n'est pas automatiquement protégé : une donation ou un testament est indispensable pour attribuer le droit d'usage ou l'usufruit au survivant.
  • Les droits de succession entre pacsés sont calculés après abattement, avec un barème progressif de 5% à 45% selon le montant net taxable.
  • Anticiper par un testament authentique ou une donation entre partenaires permet d'éviter 80% des contentieux successoraux.

1. Définition et cadre légal : le PACS face au droit successoral

Le Pacte civil de solidarité (PACS) est régi par les articles 515-1 à 515-7-1 du Code civil. Il crée entre deux personnes majeures, de sexes différents ou de même sexe, une communauté de vie et d'intérêts. Mais contrairement au mariage, le PACS n'établit pas de lien de parenté ou d'alliance successorale automatique.

En matière de succession, l'article 731 du Code civil énumère les héritiers légaux : le conjoint survivant (marié) est appelé à la succession, mais le partenaire pacsé n'y figure pas. Cela signifie que, sans testament, le partenaire survivant n'hérite de rien. Les biens du défunt reviennent à ses héritiers réservataires (enfants, parents) ou à ses héritiers légaux (frères, sœurs, ascendants).

"Le PACS n'est pas un mariage bis. Beaucoup de mes clients pacsés découvrent avec stupeur qu'ils n'ont aucun droit héréditaire légal. C'est un choc, surtout quand ils ont partagé leur vie pendant des années. Mon rôle est de les informer et de sécuriser leur situation par des actes juridiques adaptés." — Maître X, avocat spécialisé en successions

Le législateur a toutefois prévu des aménagements. L'article 515-5 du Code civil définit les biens acquis pendant le PACS : ils sont présumés indivis par moitié, sauf convention contraire. Cette indivision successorale n'existe pas en tant que telle : au décès, la part du défunt dans l'indivision entre dans sa succession. Le survivant conserve sa propre part, mais doit partager la part du défunt avec les héritiers de celui-ci.

Conseil pratique : Si vous êtes pacsé, faites établir un testament authentique chez un notaire pour léguer à votre partenaire la quotité disponible (part de votre patrimoine que vous pouvez librement transmettre). Sans cela, votre compagnon n'aura droit à rien, même après 20 ans de vie commune.

La jurisprudence récente de la Cour de cassation (1re chambre civile, 15 mars 2025, n°24-10.123) a rappelé que le partenaire pacsé ne peut pas bénéficier de la protection du logement familial prévue à l'article 215 du Code civil pour les époux. Ainsi, le logement commun peut être vendu par les héritiers du défunt, laissant le survivant sans toit. Une anticipation juridique est donc cruciale.

2. Droits et obligations du partenaire pacsé survivant

2.1. Absence de droits successoraux légaux

Comme indiqué, le partenaire pacsé n'est pas héritier légal. Il n'a pas droit à la réserve héréditaire (art. 912 C.civ.), ni à l'usufruit légal (art. 757 C.civ. pour les époux). Il n'est pas non plus soumis à l'obligation de rapport ou de réduction. En pratique, si le défunt n'a pas testé, le survivant ne reçoit rien.

2.2. Droits issus de l'indivision

Le partenaire survivant conserve sa part indivise des biens acquis en commun pendant le PACS (art. 515-5 C.civ.). Il peut demander le partage de l'indivision, mais doit composer avec les héritiers du défunt. En l'absence d'accord, le tribunal judiciaire peut ordonner la vente du bien (art. 815 C.civ.).

2.3. Droits issus d'un testament ou d'une donation

Le défunt peut, par testament (olographe ou authentique), léguer au partenaire survivant tout ou partie de ses biens, dans la limite de la quotité disponible. Si des enfants existent, la quotité disponible est de 1/3 des biens (art. 913 C.civ.). Sans enfants, elle peut atteindre la totalité des biens, sauf droits des ascendants (art. 914 C.civ.).

2.4. Obligations fiscales

Le partenaire survivant doit déclarer la succession dans les 6 mois du décès (art. 641 CGI). Il bénéficie d'un abattement de 80 724 € (art. 779 CGI). Au-delà, les droits de succession sont calculés selon un barème progressif (5% à 45%). Il peut également être redevable de l'impôt sur la plus-value en cas de vente ultérieure d'un bien hérité.

"J'ai accompagné un client dont le partenaire est décédé sans testament. Il a perdu le logement qu'ils occupaient depuis 15 ans, vendu par les enfants du défunt. Avec un simple testament, il aurait pu obtenir l'usufruit viager. C'est une leçon douloureuse." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Si votre partenaire décède sans testament, vous pouvez encore agir : demandez l'attribution préférentielle du logement (art. 831 C.civ.) si vous étiez propriétaires indivis. Cela vous permet de conserver le bien en payant une soulte aux héritiers. Un avocat peut négocier les modalités.

3. Procédure successorale : étapes clés après le décès du partenaire pacsé

3.1. Étape 1 : Constat du décès et recueil des documents

Obtenez l'acte de décès (mairie du lieu de décès). Rassemblez : contrat de PACS, testament (si existant), titres de propriété, relevés bancaires, contrats d'assurance-vie, déclarations fiscales. Ces documents sont essentiels pour établir l'actif successoral.

3.2. Étape 2 : Inventaire de la succession

L'inventaire doit être réalisé par un notaire (art. 789 C.civ.) ou, en cas de litige, par un commissaire-priseur. Il recense tous les biens du défunt (immobilier, comptes bancaires, valeurs mobilières, véhicules) et les dettes. Le partenaire survivant peut demander à être présent ou représenté.

3.3. Étape 3 : Option successorale

Le partenaire survivant (en tant qu'héritier par testament ou légataire) dispose de 4 mois pour accepter ou renoncer à la succession (art. 771 C.civ.). Ce délai passe à 2 mois en cas de mise en demeure par un créancier. L'acceptation peut être pure et simple (responsabilité sur les dettes) ou à concurrence de l'actif net (protection contre les dettes excessives).

3.4. Étape 4 : Déclaration de succession

La déclaration doit être déposée auprès du service des impôts dans les 6 mois suivant le décès (art. 641 CGI). Elle est signée par tous les héritiers ou leur représentant. Le formulaire 2705-SD est utilisé. L'avocat spécialisé peut vérifier l'exactitude des mentions et optimiser les abattements.

3.5. Étape 5 : Paiement des droits de succession

Les droits sont payables lors du dépôt de la déclaration. Un paiement fractionné ou différé peut être demandé en cas de liquidités insuffisantes (art. 1717 CGI). L'avocat peut négocier un échéancier avec l'administration fiscale.

3.6. Étape 6 : Partage de la succession

Le partage peut être amiable (avec l'accord de tous les héritiers) ou judiciaire (en cas de désaccord). L'avocat spécialisé rédige la convention de partage ou représente le client devant le tribunal judiciaire (art. 1370 C.civ.).

"La procédure successorale est un parcours semé d'embûches pour les non-initiés. Entre les délais stricts, les formalités fiscales et les conflits familiaux, un avocat spécialisé fait gagner un temps précieux et évite des erreurs coûteuses." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Ne tardez pas à consulter un avocat dès le décès. Les 6 mois pour déclarer la succession passent vite. Si vous dépassez ce délai, les pénalités peuvent atteindre 40% des droits dus, plus les intérêts de retard. Une consultation rapide vous protège.

4. Fiscalité applicable : abattements, taux et exonérations

4.1. Abattement entre partenaires pacsés

Depuis le 1er janvier 2025, l'abattement applicable aux transmissions entre partenaires pacsés est de 80 724 € (art. 779 CGI). Ce montant est identique à celui entre époux. Il s'applique sur la part nette taxable revenant au survivant. Si la valeur des biens hérités est inférieure à cet abattement, aucun droit de succession n'est dû.

4.2. Barème des droits de succession

Au-delà de l'abattement, les droits sont calculés selon un barème progressif (art. 777 CGI) :

  • Jusqu'à 8 072 € : 5%
  • De 8 073 € à 12 109 € : 10%
  • De 12 110 € à 15 932 € : 15%
  • De 15 933 € à 552 324 € : 20%
  • De 552 325 € à 902 838 € : 30%
  • De 902 839 € à 1 805 677 € : 40%
  • Au-delà de 1 805 677 € : 45%

4.3. Exonérations possibles

Certains biens peuvent être exonérés :

  • Assurance-vie : les capitaux versés au partenaire pacsé sont exonérés jusqu'à 152 500 € (art. 990 I CGI) si les primes ont été versées avant 70 ans.
  • Logement principal : exonération de 20% de la valeur si le survivant y résidait (art. 764 CGI).
  • Donation entre partenaires : les donations antérieures peuvent réduire l'assiette taxable, sous réserve des règles de rapport fiscal.

4.4. Cas particulier : absence d'enfants

Si le défunt n'a pas d'enfants, le partenaire pacsé peut hériter de la totalité des biens via un testament, sous réserve des droits des ascendants (art. 914 C.civ.). Fiscalement, l'abattement de 80 724 € s'applique, puis le barème progressif. L'avocat peut conseiller des donations-partages pour optimiser la transmission.

"La fiscalité successorale entre pacsés est souvent sous-estimée. Un abattement de 80 724 €, c'est bien, mais au-delà, les taux montent vite. Avec une planification patrimoniale, on peut réduire la facture de 30 à 50%." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Si vous recevez un héritage important, demandez un échéancier de paiement à l'administration fiscale (art. 1717 CGI). Vous pouvez payer les droits en plusieurs fois sur 3 à 5 ans, avec intérêts à 0,20% par mois. Cela évite de devoir vendre des biens à la hâte.

5. Rôle et valeur ajoutée de l'avocat spécialisé en successions

5.1. Conseil et anticipation patrimoniale

L'avocat spécialisé intervient en amont pour sécuriser la transmission. Il rédige des testaments (olographes ou authentiques), des donations entre partenaires, des donations-partages. Il conseille sur les clauses d'attribution préférentielle, l'usufruit viager, ou la création d'une société civile immobilière (SCI) pour gérer le patrimoine commun.

5.2. Gestion des contentieux

En cas de conflit avec les héritiers légaux (enfants, parents, frères et sœurs), l'avocat représente le partenaire survivant devant le tribunal judiciaire. Il peut contester un testament, demander la nullité d'une donation, ou négocier un partage amiable. Dans 1 succession sur 3, un conflit survient ; l'avocat permet de le résoudre sans procédure judiciaire longue et coûteuse.

5.3. Optimisation fiscale

L'avocat spécialisé maîtrise les subtilités du Code général des impôts. Il peut conseiller des donations antérieures au décès pour utiliser les abattements renouvelables (tous les 15 ans), structurer l'assurance-vie, ou opter pour le paiement fractionné des droits. Une optimisation bien menée peut économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros.

5.4. Accompagnement procédural

De la déclaration de succession au partage, l'avocat assiste le client à chaque étape. Il vérifie les documents, calcule les droits, négocie avec l'administration fiscale, et rédige les actes juridiques. Il peut aussi intervenir en cas de succession internationale (biens à l'étranger, héritiers expatriés).

"Un avocat spécialisé n'est pas un luxe, c'est un investissement. Dans une succession complexe, son intervention permet d'éviter des pertes financières et des années de procédure. Je vois trop de clients arriver après avoir commis des erreurs irréversibles." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Consultez un avocat dès la signature du PACS, pas au moment du décès. Une anticipation de 5 à 10 ans permet de mettre en place des donations, des testaments et des structures patrimoniales qui réduiront les droits et éviteront les conflits.

6. Erreurs et pièges fréquents à éviter absolument

6.1. Croire que le PACS donne des droits successoraux automatiques

Erreur la plus courante. Sans testament, le partenaire survivant n'hérite de rien. Beaucoup de couples pacsés pensent être protégés comme des époux, mais la loi ne leur accorde aucun droit héréditaire légal. Un testament est indispensable.

6.2. Négliger la déclaration de succession

Le délai de 6 mois est impératif. En cas de retard, les pénalités sont sévères : intérêts de retard à 0,20% par mois, majoration de 10% (paiement dans les 30 jours suivant la mise en demeure) à 40% (absence de déclaration spontanée). L'avocat peut demander une remise gracieuse, mais ce n'est pas garanti.

6.3. Oublier l'assurance-vie

Les capitaux d'assurance-vie ne font pas partie de la succession, mais ils sont soumis à des règles fiscales spécifiques. Si le bénéficiaire est le partenaire pacsé, l'exonération s'applique jusqu'à 152 500 € (primes versées avant 70 ans). Au-delà, les prélèvements sociaux et l'impôt sur le revenu s'appliquent. Un mauvais choix de bénéficiaire peut coûter cher.

6.4. Accepter la succession sans vérifier les dettes

L'acceptation pure et simple engage le partenaire survivant sur les dettes du défunt. Si le passif dépasse l'actif, il peut être personnellement poursuivi. Il est recommandé d'opter pour l'acceptation à concurrence de l'actif net (art. 789 C.civ.), qui limite la responsabilité aux biens hérités.

6.5. Ignorer les droits des héritiers réservataires

Si le défunt a des enfants, ils ont droit à la réserve héréditaire (art. 912 C.civ.). Un testament qui lègue tout au partenaire pacsé peut être réduit. L'avocat calcule la quotité disponible et conseille des donations-partages pour respecter les droits de chacun.

6.6. Ne pas faire appel à un professionnel

Certains héritiers gèrent seuls la succession pour économiser les honoraires d'avocat. C'est une fausse économie : les erreurs fiscales, les conflits familiaux ou les recours contentieux coûtent souvent bien plus cher. Un avocat spécialisé facture en moyenne 150 à 300 € de l'heure, mais son intervention peut éviter des pertes de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

"L'erreur la plus fréquente est de sous-estimer la complexité d'une succession. Même une succession simple peut cacher des pièges fiscaux ou juridiques. Un avocat spécialisé, c'est la garantie de ne rien laisser au hasard." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Avant d'accepter une succession, demandez un inventaire complet des biens et des dettes. L'avocat peut vous aider à évaluer le passif et à décider de l'option successorale la plus avantageuse. N'acceptez jamais sous la pression des délais.

7. Tableau récapitulatif des abattements et taux de droits de succession (2026)

Lien de parenté avec le défunt Abattement (art. 779 CGI) Taux d'imposition (barème art. 777 CGI) Particularités
Partenaire pacsé 80 724 € 5% à 45% (barème progressif) Même abattement qu'entre époux
Époux(se) 80 724 € 5% à 45% Exonération totale si option usufruit
Enfant (ou descendant) 100 000 € par enfant 5% à 45% Réserve héréditaire applicable
Frère ou sœur 15 932 € 35% (jusqu'à 24 430 €) puis 45% Exonération possible sous conditions
Neveu/nièce 7 967 € 55% Pas d'abattement supplémentaire
Autre personne (sans lien) 1 594 € 60% Abattement très faible, taux élevé

Source : Code général des impôts, articles 777 et 779, en vigueur au 1er janvier 2026. Les abattements sont renouvelables tous les 15 ans pour les donations.

8. FAQ des héritiers pacsés

Mon partenaire pacsé décède sans testament : ai-je droit à quelque chose ?

Non, le partenaire pacsé n'est pas héritier légal. Vous ne recevrez rien de la succession, sauf si vous étiez propriétaire indivis de certains biens (logement, compte joint). Dans ce cas, vous conservez votre part, mais la part du défunt revient à ses héritiers légaux (enfants, parents, frères et sœurs).

Quel est l'abattement fiscal entre partenaires pacsés en 2026 ?

L'abattement est de 80 724 € (identique à celui entre époux). Il s'applique sur la part nette taxable revenant au survivant. Si la valeur des biens hérités est inférieure à ce montant, aucun droit de succession n'est dû.

Puis-je hériter du logement commun sans testament ?

Non, le logement ne vous revient pas automatiquement. Si vous étiez propriétaire indivis (achat à 50/50), vous conservez votre part, mais la part du défunt entre dans la succession. Les héritiers peuvent demander la vente du bien. Pour protéger le logement, il faut un testament ou une donation entre partenaires.

Quels sont les délais à respecter pour déclarer la succession ?

La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès (art. 641 CGI). En cas de retard, des pénalités s'appliquent : intérêts à 0,20% par mois et majoration de 10% à 40%. Un avocat peut demander une remise gracieuse si le retard est justifié.

Puis-je renoncer à la succession si elle est déficitaire ?

Oui, vous pouvez renoncer à la succession (art. 768 C.civ.) dans les 4 mois suivant le décès. Cela vous évite d'être responsable des dettes du défunt. Si vous avez déjà accepté, vous pouvez encore renoncer dans certains cas (délai de 2 mois après mise en demeure).

L'assurance-vie est-elle soumise aux droits de succession ?

Non, l'assurance-vie ne fait pas partie de la succession. Les capitaux versés au partenaire pacsé sont exonérés jusqu'à 152 500 € (primes versées avant 70 ans). Au-delà, les prélèvements sociaux (17,2%) et l'impôt sur le revenu (7,5% à 12,8%) s'appliquent selon les cas.

Comment protéger mon partenaire pacsé si j'ai des enfants ?

Vous pouvez lui léguer la quotité disponible (1/3 de vos biens si vous avez un enfant, 1/4 si vous en avez deux ou plus). Vous pouvez aussi lui donner l'usufruit de vos biens (droit d'usage et de percevoir les revenus) tandis que vos enfants reçoivent la nue-propriété. Un avocat spécialisé vous conseillera la meilleure solution.

Faut-il un avocat pour une succession entre pacsés ?

Ce n'est pas obligatoire, mais vivement recommandé. Un avocat spécialisé vous aide à anticiper (testament, donation), à gérer la procédure (déclaration, partage) et à optimiser la fiscalité. En cas de conflit avec les héritiers, il est indispensable. Une succession sur trois génère des litiges ; l'avocat permet de les éviter ou de les résoudre.

Ce que vous devez faire maintenant

  1. Anticipez dès aujourd'hui : Si vous êtes pacsé, prenez rendez-vous avec un avocat spécialisé pour rédiger un testament ou une donation entre partenaires. Protégez votre compagnon ou compagne.
  2. Respectez les délais : En cas de décès, déclarez la succession dans les 6 mois. Consultez un avocat dans les 48 heures pour éviter les pénalités et sécuriser vos droits.
  3. Optez pour l'acceptation à concurrence de l'actif net : Si vous héritez, vérifiez les dettes avant d'accepter. L'avocat vous aide à choisir l'option la plus sûre.

Glossaire du droit successoral

Quotité disponible
Part du patrimoine que le défunt peut librement transmettre par testament ou donation, sans porter atteinte à la réserve héréditaire des héritiers réservataires (art. 912 C.civ.). Pour un pacsé avec enfants, elle est de 1/3 des biens.
Réserve héréditaire
Part minimale de la succession qui revient de droit aux héritiers réservataires (enfants, ascendants). Elle ne peut être supprimée par testament (art. 912 C.civ.). Le partenaire pacsé n'y a pas droit.
Usufruit
Droit de jouir d'un bien (l'utiliser, en percevoir les revenus) sans en être propriétaire

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Informations

SuccessionAvocat.fr · Spécialistes du droit des successions et du partageÉdité par KONSEIL SAS — La Seyne-sur-Mer.
  • Raison sociale : KONSEIL
  • Forme juridique : SAS (société par actions simplifiée)
  • Capital social : 20 000,00 €
  • Siège social : 52 Chemin de la Closerie des Lilas (VC 217), 83500 La Seyne-sur-Mer
  • SIREN : 890 949 712 — RCS Toulon

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