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Droits de succession entre partenaires pacsés : protégez votre héritage

Découvrez les droits de succession entre partenaires pacsés en 2026 : exonérations, abattements et pièges fiscaux. Protégez votre patrimoine avec un avocat expert.

Droits de succession entre partenaires pacsés : protégez votre héritage

⏰ DÉLAI IMPORTANT : la déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès sous peine de pénalités fiscales (intérêts de retard de 0,20 % par mois et majoration de 10 % à 40 %). Ne tardez pas à agir.

Le Pacte civil de solidarité (PACS) est devenu, en 2026, l'un des cadres juridiques les plus choisis par les couples pour organiser leur vie commune. Pourtant, en matière successorale, le partenaire pacsé n'a pas les mêmes droits que le conjoint marié. Les droits de succession entre partenaires pacsés sont souvent méconnus, ce qui expose les survivants à des difficultés financières et fiscales majeures. En effet, sans testament ou donation préalable, le partenaire pacsé n'est pas considéré comme un héritier légal : il ne bénéficie d'aucune vocation successorale automatique sur les biens de son compagnon décédé. Cette situation peut entraîner une perte totale du patrimoine commun, surtout en l'absence d'enfants ou de descendants. Anticiper par un testament, une donation entre époux (adaptée au PACS) ou une clause d'attribution intégrale est donc crucial pour protéger votre héritage et éviter un contentieux familial.

Dans cet article, nous vous expliquons en détail le régime juridique et fiscal des droits de succession entre partenaires pacsés, les démarches à suivre après un décès, et comment un avocat spécialisé en successions peut vous accompagner pour sécuriser votre situation. Que vous soyez testateur ou héritier, ces informations vous permettront de prendre les bonnes décisions.

Points clés à retenir

  • Le partenaire pacsé n'est pas héritier légal : il doit être désigné par testament pour recevoir des biens.
  • L'abattement fiscal entre partenaires pacsés est de 15 932 € (identique à celui entre frères et sœurs) — bien inférieur à l'abattement de 100 000 € entre époux.
  • Les taux d'imposition applicables vont de 35 % à 45 % pour la part taxable après abattement.
  • Une donation entre partenaires ou un testament bien rédigé permet d'optimiser la transmission et de réduire la fiscalité.
  • Le délai de 6 mois pour déclarer la succession est impératif : tout retard expose à des pénalités lourdes.

1. Définition et cadre légal : le PACS face au droit successoral

Le Pacte civil de solidarité (PACS) est régi par les articles 515-1 à 515-7-1 du Code civil. Il crée entre les partenaires des droits et obligations patrimoniaux, mais n'établit pas de vocation successorale automatique. En effet, contrairement au mariage (article 757 du Code civil), le partenaire pacsé n'est pas héritier réservataire. Il n'a droit ni à la réserve héréditaire, ni à l'usufruit légal sur le logement familial. Seul un testament ou une donation peut lui attribuer des biens.

« Le PACS est un contrat, pas un statut successoral. Sans testament, le partenaire survivant se retrouve souvent démuni, surtout si le défunt avait des enfants ou des parents. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

Les textes applicables

L'article 720 du Code civil fixe le principe de l'ouverture de la succession au dernier domicile du défunt. Pour le partenaire pacsé, les droits successoraux sont principalement régis par l'article 757 du Code civil (qui ne le mentionne pas), et par les articles 912 et suivants relatifs à la réserve héréditaire. En fiscalité, l'article 777 du Code général des impôts (CGI) détermine les droits de succession, et l'article 779 CGI fixe les abattements applicables selon le lien de parenté.

La différence fondamentale avec le mariage

Le conjoint marié bénéficie d'une vocation successorale légale : en l'absence de testament, il hérite de l'usufruit de la totalité des biens ou de la quotité disponible en pleine propriété (article 757 C.civ.). Le partenaire pacsé, lui, n'a droit à rien. Il doit être expressément désigné par testament pour recevoir des biens. Cette différence explique pourquoi de nombreux partenaires pacsés se tournent vers un avocat pour organiser leur succession.

💡 Conseil d'expert : Si vous êtes pacsé, rédigez un testament olographe ou authentique dès la signature du PACS. Cela vous permettra de transmettre vos biens à votre partenaire en toute sécurité, et d'éviter qu'ils ne reviennent à des héritiers non souhaités (parents, frères et sœurs).

2. Droits et obligations du partenaire pacsé survivant

Le partenaire survivant dispose de droits limités, mais aussi d'obligations légales. Il doit notamment respecter les délais successoraux et peut, dans certains cas, bénéficier d'un droit temporaire au logement.

Les droits du partenaire survivant

En l'absence de testament, le partenaire pacsé n'a aucun droit sur la succession. Cependant, il peut bénéficier d'un droit d'occupation du logement familial pendant un an après le décès (article 515-6 du Code civil), à condition qu'il en soit propriétaire indivis ou qu'il y réside. Ce droit est précaire et ne constitue pas un droit successoral.

Les obligations fiscales et déclaratives

Le partenaire survivant doit, comme tout héritier, déclarer la succession dans les 6 mois du décès (article 641 CGI). Il est tenu de payer les droits de succession sur les biens qu'il reçoit par testament. En cas de donation entre partenaires, les droits de donation s'appliquent selon les mêmes règles.

« Le partenaire pacsé est souvent surpris d'apprendre qu'il doit payer des droits de succession à 45 % sur les biens reçus. Une anticipation par donation-partage ou assurance-vie peut réduire considérablement cette charge. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

💡 Conseil d'expert : Si vous êtes pacsé et que vous souhaitez protéger votre partenaire, souscrivez une assurance-vie en sa faveur. Les capitaux versés sont exonérés de droits de succession jusqu'à 152 500 € (article 990 I CGI). C'est un outil puissant pour contourner les limites du PACS.

3. Procédure étape par étape après le décès du partenaire

La procédure successorale pour un partenaire pacsé suit les mêmes étapes que pour toute succession, mais avec des spécificités liées à l'absence de vocation légale. Voici les étapes clés :

Étape 1 : Constat du décès et ouverture de la succession

Le décès doit être déclaré à l'état civil. La succession s'ouvre au dernier domicile du défunt (article 720 C.civ.). Le partenaire survivant doit réunir les documents : acte de décès, contrat de PACS, testament éventuel, relevés bancaires, titres de propriété.

Étape 2 : Inventaire du patrimoine

Il est essentiel de dresser un inventaire précis des biens du défunt (immobilier, comptes bancaires, valeurs mobilières, assurances-vie). En l'absence de testament, le partenaire n'a pas accès à ces biens, sauf s'il est héritier réservataire (ce qui n'est pas le cas). Un avocat peut vous aider à identifier les créances et dettes.

Étape 3 : Option successorale

Le partenaire survivant dispose de 4 mois pour exercer l'option successorale (accepter ou renoncer à la succession). Ce délai est porté à 2 mois supplémentaires en cas de mise en demeure par un créancier. En l'absence de testament, il n'y a pas de succession à accepter pour le partenaire, mais il peut être légataire testamentaire.

Étape 4 : Déclaration de succession

La déclaration fiscale (cerfa n° 2705) doit être déposée dans les 6 mois du décès. Elle mentionne tous les biens transmis, les abattements applicables et les droits dus. Le partenaire pacsé bénéficie de l'abattement de 15 932 € (article 779 CGI).

Étape 5 : Partage et liquidation

Si le défunt avait des enfants ou des parents, le partenaire survivant reçoit uniquement les biens prévus par testament. Le partage est effectué entre les héritiers légaux et le légataire. Un notaire est obligatoire si la succession comporte des biens immobiliers.

« Sans testament, le partenaire pacsé est un simple tiers. Il ne peut même pas réclamer les comptes bancaires du défunt sans une décision de justice. C'est pourquoi je recommande toujours à mes clients pacsés de rédiger un testament et de prévoir une clause d'attribution intégrale. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

💡 Conseil d'expert : Dès le décès, contactez un avocat spécialisé. Il pourra vérifier l'existence d'un testament, vous aider à obtenir les documents bancaires, et calculer les droits de succession. Une intervention rapide évite les pénalités de retard.

4. Fiscalité applicable : abattements, taux et exonérations

La fiscalité des droits de succession entre partenaires pacsés est particulièrement défavorable comparée à celle des époux. Voici les règles applicables en 2026.

Abattement fiscal

L'article 779 du CGI prévoit un abattement de 15 932 € pour les transmissions entre partenaires pacsés. Cet abattement est identique à celui applicable entre frères et sœurs. En comparaison, l'abattement entre époux est de 100 000 €, et entre parents et enfants de 100 000 € par enfant.

Barème des droits de succession

Après application de l'abattement, la part taxable est soumise à un barème progressif :

Lien de parenté Abattement Taux d'imposition
Partenaire pacsé 15 932 € 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà
Conjoint marié 100 000 € Exonération totale (0 %)
Enfant 100 000 € 5 % à 45 % selon le montant
Frère ou sœur 15 932 € 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà
Autre personne (non-parent) 1 594 € 55 % à 60 %

Exonérations possibles

Le partenaire pacsé peut bénéficier d'exonérations dans certains cas :

  • Assurance-vie : Les capitaux versés au partenaire sont exonérés jusqu'à 152 500 € (article 990 I CGI). Au-delà, ils sont taxés à 20 % (jusqu'à 700 000 €) puis à 25 %.
  • Donation entre partenaires : Une donation de son vivant permet de bénéficier de l'abattement de 15 932 € tous les 15 ans (article 779 CGI).
  • Clause d'attribution intégrale : Si le PACS prévoit une clause d'attribution du logement commun, le partenaire survivant peut en hériter sans droits de succession, sous certaines conditions (article 515-6 C.civ.).

« La fiscalité entre partenaires pacsés est un piège fiscal. Un héritage de 200 000 € peut générer plus de 80 000 € de droits, alors qu'entre époux, il serait totalement exonéré. L'optimisation est indispensable. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

💡 Conseil d'expert : Pour réduire la fiscalité, privilégiez les donations de votre vivant (tous les 15 ans) et l'assurance-vie. Un avocat peut vous aider à structurer une donation-partage ou un testament-protection pour votre partenaire.

5. Rôle et valeur ajoutée de l'avocat spécialisé en successions

Face à la complexité des droits de succession entre partenaires pacsés, un avocat spécialisé est un allié précieux. Son rôle dépasse la simple rédaction d'actes : il vous accompagne dans toutes les étapes, de l'anticipation à la liquidation.

Anticiper pour protéger votre partenaire

Un avocat vous conseille sur les outils juridiques adaptés : testament, donation entre partenaires, clause d'attribution intégrale, assurance-vie. Il analyse votre situation patrimoniale et familiale pour éviter les conflits avec les héritiers réservataires (enfants, parents).

Gérer les contentieux familiaux

1 succession sur 3 est source de conflit familial. En l'absence de testament, les parents ou les frères et sœurs du défunt peuvent contester les droits du partenaire. L'avocat intervient pour défendre vos intérêts, négocier un partage amiable ou vous représenter devant le tribunal judiciaire.

Optimiser la fiscalité successorale

L'avocat calcule les droits de succession, identifie les abattements et exonérations, et propose des stratégies pour réduire la charge fiscale. Il vous aide à remplir la déclaration de succession et à respecter les délais.

« Un avocat spécialisé en successions ne se contente pas de rédiger des actes. Il anticipe les conflits, optimise la fiscalité et sécurise la transmission. C'est un investissement qui évite bien des pertes financières et familiales. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

💡 Conseil d'expert : Consultez un avocat dès la signature du PACS, et non après le décès. Une anticipation de 5 à 10 ans permet de réaliser des donations échelonnées et de réduire les droits de succession à néant.

6. Erreurs et pièges fréquents à éviter

Les partenaires pacsés commettent souvent des erreurs qui peuvent coûter cher. Voici les plus courantes :

Erreur n°1 : Croire que le PACS donne des droits successoraux

Beaucoup pensent que le PACS équivaut au mariage. En réalité, sans testament, le partenaire n'hérite de rien. Il est considéré comme un tiers.

Erreur n°2 : Négliger la rédaction d'un testament

Un testament olographe (manuscrit) ou authentique (chez notaire) est indispensable. Sans lui, les biens reviennent aux héritiers légaux (enfants, parents).

Erreur n°3 : Ignorer les droits des héritiers réservataires

Si le défunt avait des enfants, ils bénéficient de la réserve héréditaire (article 912 C.civ.). Le partenaire pacsé ne peut pas recevoir plus que la quotité disponible (1/2 des biens avec 1 enfant, 1/3 avec 2 enfants, etc.).

Erreur n°4 : Sous-estimer la fiscalité

Les droits de succession à 35-45 % peuvent représenter une somme considérable. Sans optimisation, le partenaire peut être contraint de vendre des biens pour payer l'administration fiscale.

Erreur n°5 : Oublier les délais

Le non-respect du délai de 6 mois pour la déclaration de succession entraîne des pénalités : intérêts de retard (0,20 % par mois) et majoration (10 % à 40 %).

« J'ai vu des partenaires pacsés perdre leur logement parce qu'ils n'avaient pas anticipé. Un testament et une donation entre partenaires auraient suffi à les protéger. Ne commettez pas cette erreur. » — Maître X, avocat spécialisé en successions

💡 Conseil d'expert : Faites un point annuel avec votre avocat pour vérifier que votre situation successorale est à jour. En cas de changement (naissance, achat immobilier, rupture de PACS), adaptez vos dispositions.

Ce que vous devez faire maintenant

  1. Rédigez un testament : même simple, il permet de désigner votre partenaire comme légataire. Consultez un avocat pour le rédiger valablement.
  2. Optimisez votre fiscalité : souscrivez une assurance-vie au profit de votre partenaire et réalisez des donations de votre vivant (tous les 15 ans).
  3. Anticipez les conflits : informez vos héritiers réservataires de vos intentions pour éviter les contestations après votre décès.

Glossaire des termes juridiques

Quotité disponible
Partie des biens dont le défunt peut librement disposer par testament ou donation, sans empiéter sur la réserve héréditaire (article 913 C.civ.).
Réserve héréditaire
Part des biens réservée par la loi aux héritiers réservataires (enfants, conjoint marié). Le partenaire pacsé n'en bénéficie pas (article 912 C.civ.).
Usufruit
Droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus, sans en être propriétaire. Le conjoint marié y a droit, mais pas le partenaire pacsé (article 757 C.civ.).
Legs
Disposition testamentaire par laquelle une personne lègue un bien ou une somme d'argent à un bénéficiaire (légataire).
Dévolution successorale
Règles légales qui déterminent la transmission des biens en l'absence de testament (articles 720 et suivants C.civ.).
Saisine
Droit pour l'héritier de prendre possession des biens du défunt sans formalité. Le partenaire pacsé n'a pas la saisine automatique.

Questions fréquentes des héritiers

1. Mon partenaire pacsé décède sans testament : que vais-je recevoir ?

Rien, sauf si vous êtes désigné dans un testament. Vous pouvez toutefois bénéficier d'un droit d'occupation du logement pendant 1 an (article 515-6 C.civ.).

2. Puis-je hériter de mon partenaire pacsé si nous avons des enfants communs ?

Oui, mais uniquement si vous êtes désigné par testament. Les enfants (communs ou non) sont héritiers réservataires et ont droit à la réserve héréditaire. Vous ne pouvez pas les exclure totalement.

3. Quels sont les droits de succession entre partenaires pacsés en 2026 ?

Un abattement de 15 932 €, puis un taux de 35 % jusqu'à 24 430 € et 45 % au-delà. Exemple : pour un héritage de 100 000 €, vous paierez environ 37 000 € de droits.

4. Comment éviter les droits de succession entre partenaires pacsés ?

En souscrivant une assurance-vie (exonération jusqu'à 152 500 €), en réalisant des donations de votre vivant (tous les 15 ans), ou en prévoyant une clause d'attribution intégrale dans le PACS.

5. Le partenaire pacsé peut-il contester un testament qui l'exclut ?

Non, car il n'est pas héritier réservataire. Le testament est libre, sauf s'il porte atteinte à la réserve des enfants.

6. Quels sont les délais à respecter après le décès de mon partenaire ?

6 mois pour déclarer la succession au fisc. Passé ce délai, des pénalités s'appliquent (0,20 % par mois d'intérêts, majoration de 10 % à 40 %).

7. Puis-je hériter de mon partenaire pacsé si nous sommes séparés mais pas encore dissous ?

Oui, tant que le PACS n'est pas dissous (par décès, mariage ou déclaration conjointe). La séparation de fait n'annule pas les droits successoraux.

8. Un avocat est-il obligatoire pour une succession entre partenaires pacsés ?

Non, mais fortement recommandé. L'avocat vous aide à rédiger le testament, à calculer les droits, à remplir la déclaration et à défendre vos intérêts en cas de conflit.

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