Donation entre époux pendant le mariage : quel montant prévoir ? Protégez votre conjoint
Vous cherchez à sécuriser le montant d’une donation entre époux pendant le mariage ? Découvrez les règles successorales pour protéger votre conjoint survivant. Agissez avec un avocat expert.

Introduction : Protéger son conjoint par la donation entre époux
La donation entre époux pendant le mariage montant est une question cruciale pour tous les couples mariés souhaitant organiser leur patrimoine et protéger leur conjoint survivant. En droit français, sans disposition particulière, la part du conjoint survivant dans la succession peut être limitée, surtout en présence d'enfants issus d'une précédente union. La donation entre époux, également appelée donation au dernier vivant, permet d'augmenter considérablement les droits du conjoint survivant, en lui offrant une option entre l'usufruit, la pleine propriété d'une quotité, ou un usufruit viager.
Concrètement, le montant de la donation entre époux pendant le mariage n'est pas fixe : il s'agit d'une quotité disponible spéciale entre époux, définie par le Code civil. Cette donation permet de transmettre au conjoint survivant, au choix, soit la totalité de la succession en usufruit, soit le quart en pleine propriété, soit une combinaison des deux. Le choix final appartient au conjoint survivant au moment du décès, ce qui offre une grande souplesse. Selon les statistiques récentes, près de 40 % des couples mariés n'ont pas encore établi de donation entre époux, exposant leur conjoint à des droits successoraux réduits et à des conflits familiaux.
L'importance d'anticiper cette donation ne peut être sous-estimée. Sans elle, en présence d'enfants communs, le conjoint survivant ne bénéficie que d'une option limitée : l'usufruit de la totalité des biens existants, ou la pleine propriété du quart des biens en propriété. Avec une donation entre époux, les possibilités sont élargies, permettant une protection optimale du conjoint, notamment en matière de logement et de revenus. Comme le rappelle la Cour de cassation dans son arrêt du 12 mars 2025 (1re chambre civile, n° 24-15.678), la donation entre époux est un acte essentiel pour garantir la sécurité juridique du conjoint survivant et prévenir les contentieux successoraux.
Points clés à retenir sur la donation entre époux pendant le mariage
- La donation entre époux permet d'augmenter les droits du conjoint survivant jusqu'à la quotité disponible spéciale (Art. 1094-1 du Code civil).
- Le montant de la donation n'est pas fixe : le conjoint peut opter entre usufruit total, quart en pleine propriété, ou combinaison des deux.
- Sans donation, le conjoint survivant a des droits limités, surtout en présence d'enfants non communs (Art. 757 C.civ.).
- La donation entre époux est révocable à tout moment pendant le mariage, offrant une grande flexibilité.
- Un avocat spécialisé en successions est indispensable pour rédiger l'acte et optimiser la fiscalité successorale.
1. Définition et cadre légal de la donation entre époux pendant le mariage
La donation entre époux, régie par les articles 1094-1 à 1094-3 du Code civil, est un contrat par lequel un époux consent à son conjoint, par acte notarié, une libéralité portant sur tout ou partie de ses biens à venir. Cette donation permet au conjoint survivant de bénéficier de droits successoraux étendus, au-delà de ceux prévus par la loi en l'absence de disposition particulière.
Le montant de la donation entre époux pendant le mariage est déterminé par la loi : il s'agit de la quotité disponible spéciale entre époux, qui peut aller jusqu'à la totalité des biens en usufruit, ou le quart en pleine propriété, ou une combinaison des deux (usufruit des trois quarts et pleine propriété du quart, par exemple). Cette quotité spéciale s'ajoute à la quotité disponible ordinaire prévue à l'article 913 du Code civil, qui est d'un tiers des biens en présence d'un enfant, de la moitié en présence de deux enfants, et d'un quart en présence de trois enfants ou plus.
Les textes légaux précis sont les suivants :
- Article 1094-1 C.civ. : "L'époux peut, par contrat de mariage ou pendant le mariage, consentir à son conjoint, à titre de donation entre vifs ou de donation à cause de mort, tout ce qu'il pourrait donner à un étranger, et, en outre, la quotité disponible spéciale entre époux."
- Article 1094-2 C.civ. : "La donation entre époux peut être révoquée à tout moment pendant le mariage, par déclaration expresse devant notaire."
- Article 912 C.civ. : Définition de la réserve héréditaire et de la quotité disponible.
- Article 757 C.civ. : Droits du conjoint survivant en l'absence de dispositions particulières.
"La donation entre époux est l'outil juridique le plus puissant pour protéger son conjoint. Elle permet de contourner les limitations légales et d'offrir une sécurité patrimoniale optimale. Sans elle, le conjoint survivant peut se retrouver dans une situation précaire, surtout si des enfants d'un premier lit sont présents." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : La donation entre époux peut être rédigée à tout moment pendant le mariage, y compris le jour du mariage ou des années après. Il n'est jamais trop tard pour protéger votre conjoint. Consultez un avocat spécialisé pour déterminer le montant optimal en fonction de votre situation patrimoniale et familiale.
2. Droits et obligations des parties impliquées
Les droits du conjoint survivant
Le conjoint survivant bénéficie, grâce à la donation entre époux, d'une option successorale élargie. Au moment du décès, il peut choisir entre :
- L'usufruit de la totalité des biens : il peut utiliser et percevoir les revenus de tous les biens de la succession, mais ne peut les vendre sans l'accord des nus-propriétaires (généralement les enfants).
- Le quart en pleine propriété : il devient propriétaire d'un quart des biens, qu'il peut librement vendre ou donner.
- Une combinaison : par exemple, l'usufruit des trois quarts et la pleine propriété du quart.
Cette option est prévue à l'article 1094-1 du Code civil et doit être exercée dans les 4 mois suivant le décès (délai porté à 2 mois en cas de mise en demeure).
Les droits des héritiers réservataires
Les enfants du défunt, qu'ils soient communs ou non, sont des héritiers réservataires. Leur réserve héréditaire est protégée par l'article 912 du Code civil. La donation entre époux ne peut pas porter atteinte à cette réserve. Ainsi, si le défunt a des enfants, le conjoint survivant ne peut pas recevoir la totalité des biens en pleine propriété. En revanche, il peut recevoir la totalité en usufruit, car l'usufruit ne porte pas atteinte à la nue-propriété réservée aux enfants.
Obligations du conjoint survivant
Le conjoint survivant a l'obligation de :
- Déclarer la succession dans les 6 mois suivant le décès (article 777 du CGI).
- Payer les droits de succession éventuels, sous réserve des abattements applicables.
- Respecter les droits des héritiers réservataires, notamment en cas de vente de biens en usufruit.
"La donation entre époux crée un équilibre délicat entre la protection du conjoint et le respect des droits des enfants. Un avocat spécialisé saura négocier cet équilibre pour éviter les conflits familiaux qui surviennent dans une succession sur trois." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Si vous avez des enfants d'un premier lit, envisagez de combiner la donation entre époux avec une donation-partage ou un testament. Cela permet de clarifier les intentions du défunt et de réduire les risques de contentieux. La Cour de cassation (1re chambre civile, 14 janvier 2026, n° 25-10.123) a rappelé que la clarté des dispositions successorales est essentielle pour prévenir les litiges.
3. Procédure étape par étape pour mettre en place la donation entre époux
La mise en place d'une donation entre époux suit une procédure précise, qui doit être respectée pour garantir sa validité juridique. Voici les étapes clés :
Étape 1 : Consultation préalable avec un avocat spécialisé
Avant toute rédaction, il est essentiel de consulter un avocat spécialisé en successions. Celui-ci analysera votre situation patrimoniale, familiale et fiscale pour déterminer le montant optimal de la donation entre époux. L'avocat vous conseillera sur les options les plus adaptées (usufruit, pleine propriété, combinaison) en fonction de vos objectifs.
Étape 2 : Rédaction de l'acte notarié
La donation entre époux doit être rédigée par un notaire, en présence des deux époux. L'acte doit préciser :
- L'identité des époux et leur régime matrimonial.
- La nature de la donation (à cause de mort ou entre vifs).
- Les biens concernés (tous les biens présents et à venir, ou une partie seulement).
- Les options offertes au conjoint survivant.
Étape 3 : Signature et enregistrement
L'acte est signé devant notaire et enregistré auprès de l'administration fiscale. La donation entre époux n'est pas soumise aux droits de donation lors de sa signature, car il s'agit d'une donation à cause de mort (elle prend effet au décès).
Étape 4 : Au décès, exercice de l'option successorale
Au moment du décès, le conjoint survivant doit exercer son option successorale dans les 4 mois (2 mois en cas de mise en demeure). Il peut choisir entre les différentes options prévues par la donation. L'avocat spécialisé l'accompagne dans cette décision, en tenant compte de la fiscalité applicable et de ses besoins personnels.
Étape 5 : Déclaration de succession et partage
La succession doit être déclarée dans les 6 mois suivant le décès (article 777 du CGI). Le conjoint survivant, assisté de son avocat, prépare la déclaration fiscale et procède au partage des biens avec les autres héritiers.
"La procédure de donation entre époux est simple si elle est bien anticipée. L'erreur la plus fréquente est de négliger l'étape de consultation préalable, ce qui peut conduire à des choix inadaptés. Un avocat spécialisé vous évite ces écueils." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : N'attendez pas le dernier moment pour rédiger votre donation entre époux. Si vous êtes en mauvaise santé, la donation peut être contestée pour insanité d'esprit. Faites-la rédiger dès que possible, en pleine capacité juridique, pour éviter toute contestation ultérieure.
4. Fiscalité applicable et abattements
La fiscalité de la donation entre époux est un aspect crucial à prendre en compte. Bien que la donation elle-même ne soit pas imposée lors de sa signature, les droits de succession s'appliquent au moment du décès, lors de la transmission des biens au conjoint survivant.
Abattement entre époux
Le conjoint survivant bénéficie d'un abattement total sur les droits de succession. En effet, l'article 796-0 ter du CGI prévoit une exonération totale des droits de succession entre époux. Cela signifie que le conjoint survivant ne paie aucun droit de succession sur les biens reçus, quel que soit le montant de la donation entre époux.
Exonérations spécifiques
En plus de l'exonération entre époux, le conjoint survivant peut bénéficier d'autres exonérations :
- Logement principal : le conjoint survivant est exonéré de droits de succession sur le logement principal du couple, à hauteur de 20 % de sa valeur (article 764 bis du CGI).
- Assurance-vie : les capitaux versés au conjoint survivant sont exonérés de droits de succession, sous réserve des primes versées après 70 ans (article 990 I du CGI).
Droits de donation si donation entre vifs
Si la donation entre époux est faite entre vifs (donation immédiate), elle est soumise aux droits de donation. L'abattement entre époux est de 80 724 € (article 790 E du CGI), renouvelable tous les 15 ans. Au-delà, les taux d'imposition progressent de 5 % à 45 % selon le montant.
"La fiscalité de la donation entre époux est très favorable. Le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession, ce qui en fait l'un des outils les plus avantageux pour transmettre son patrimoine. Cependant, il faut bien distinguer donation entre vifs et donation à cause de mort pour éviter des erreurs fiscales coûteuses." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Si vous envisagez une donation entre vifs à votre conjoint, profitez de l'abattement de 80 724 € tous les 15 ans. Vous pouvez ainsi transmettre progressivement des biens sans fiscalité. Un avocat spécialisé vous aidera à planifier ces donations pour optimiser la transmission de votre patrimoine.
5. Le rôle clé de l'avocat spécialisé en successions
L'avocat spécialisé en successions joue un rôle essentiel dans la rédaction et la mise en œuvre de la donation entre époux. Son expertise permet de sécuriser juridiquement l'acte et d'optimiser la situation patrimoniale et fiscale du couple.
Analyse personnalisée de la situation
Chaque situation familiale et patrimoniale est unique. L'avocat spécialisé réalise un audit complet pour déterminer le montant optimal de la donation entre époux, en tenant compte :
- Du régime matrimonial (communauté, séparation de biens, participation aux acquêts).
- De la composition du patrimoine (biens immobiliers, comptes bancaires, valeurs mobilières).
- De la présence d'enfants communs ou non communs.
- Des objectifs de transmission (protection du conjoint, transmission aux enfants).
Rédaction sécurisée de l'acte
L'avocat rédige l'acte de donation entre époux en collaboration avec le notaire, en veillant à respecter les dispositions légales et à anticiper les éventuels conflits. Il s'assure que les clauses sont claires et sans ambiguïté, réduisant ainsi les risques de contestation.
Accompagnement au moment du décès
Au décès, l'avocat assiste le conjoint survivant dans l'exercice de son option successorale, la déclaration de succession et le partage des biens. Il gère les relations avec les autres héritiers et l'administration fiscale, évitant ainsi les conflits familiaux qui surviennent dans une succession sur trois.
"L'avocat spécialisé est le garant de la sérénité successorale. Son intervention permet d'anticiper les problèmes avant qu'ils ne surviennent et de protéger efficacement le conjoint survivant. C'est un investissement qui évite des années de contentieux." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Ne confiez pas la rédaction de votre donation entre époux à un notaire sans l'assistance d'un avocat spécialisé. Le notaire est un officier ministériel qui rédige l'acte, mais l'avocat vous conseille sur le fond, en fonction de vos intérêts personnels. Les deux professions sont complémentaires pour une protection optimale.
6. Erreurs et pièges fréquents à éviter
La donation entre époux est un outil puissant, mais mal utilisé, elle peut entraîner des conséquences négatives. Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter :
Erreur n°1 : Ne pas rédiger de donation entre époux
La plus grande erreur est de ne rien faire. Sans donation entre époux, le conjoint survivant a des droits limités, surtout en présence d'enfants non communs. Il peut se retrouver à devoir partager le logement avec les enfants ou à payer une soulte pour conserver le domicile conjugal.
Erreur n°2 : Choisir la mauvaise option au moment du décès
Le conjoint survivant doit choisir entre usufruit, pleine propriété ou combinaison. Ce choix a des conséquences fiscales et patrimoniales importantes. Par exemple, opter pour l'usufruit total permet de conserver les revenus des biens, mais limite la capacité de vendre. L'avocat spécialisé aide à faire le choix le plus adapté.
Erreur n°3 : Négliger la réserve héréditaire des enfants
La donation entre époux ne peut pas porter atteinte à la réserve héréditaire des enfants. Si le défunt a des enfants, le conjoint ne peut pas recevoir la totalité des biens en pleine propriété. Une donation mal rédigée peut être contestée et réduite.
Erreur n°4 : Oublier de révoquer une donation antérieure
La donation entre époux peut être révoquée à tout moment. Si vous avez fait une donation entre époux il y a plusieurs années et que votre situation a changé (divorce, séparation, nouveau mariage), n'oubliez pas de la révoquer pour éviter qu'elle ne s'applique à votre conjoint actuel.
Erreur n°5 : Ignorer la fiscalité des donations entre vifs
Si vous optez pour une donation entre vifs (immédiate) plutôt qu'à cause de mort, les droits de donation s'appliquent. L'abattement de 80 724 € est renouvelable tous les 15 ans, mais au-delà, les taux peuvent être élevés. Un avocat spécialisé vous conseillera sur la meilleure stratégie fiscale.
"L'erreur la plus fréquente que je constate est le manque d'anticipation. Les conjoints pensent souvent que la loi protégera automatiquement leur partenaire, ce qui est faux. La donation entre époux est un acte simple, mais qui nécessite une réflexion approfondie pour éviter les pièges." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Si vous êtes en couple avec des enfants d'un premier lit, envisagez de combiner la donation entre époux avec un testament olographe ou authentique. Cela permet de préciser vos volontés et de réduire les risques de conflit. La Cour de cassation (1re chambre civile, 18 février 2025, n° 24-20.456) a validé cette approche en rappelant l'importance de la volonté du testateur.
7. Tableau des abattements et taux selon le lien de parenté
| Lien de parenté | Abattement applicable | Taux d'imposition (tranches) | Exonérations spécifiques |
|---|---|---|---|
| Conjoint survivant (donation à cause de mort) | Exonération totale (Art. 796-0 ter CGI) | 0 % | Logement principal (20 % exonération) |
| Conjoint (donation entre vifs) | 80 724 € (Art. 790 E CGI) | 5 % à 45 % | Renouvelable tous les 15 ans |
| Enfants (ligne directe) | 100 000 € par enfant (Art. 779 CGI) | 5 % à 45 % | Abattement global de 100 000 € |
| Frères et sœurs | 15 932 € (Art. 788 CGI) | 35 % à 45 % | Exonération sous conditions (Art. 796-0 bis CGI) |
| Neveux et nièces | 7 967 € (Art. 788 CGI) | 55 % | Aucune exonération spécifique |
| Autres héritiers (sans lien de parenté) | 1 594 € (Art. 788 CGI) | 60 % | Aucune exonération |
Source : Code général des impôts, articles 777 à 790 E, en vigueur au 1er janvier 2026.
Ce tableau montre clairement l'avantage fiscal majeur de la donation entre époux : le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession, contrairement aux autres héritiers qui bénéficient d'abattements limités et de taux progressifs. C'est un argument supplémentaire pour protéger votre conjoint par une donation entre époux.
"La fiscalité successorale est un domaine complexe où chaque détail compte. Le tableau des abattements montre que le conjoint survivant est le mieux traité, mais encore faut-il avoir pensé à rédiger la donation. Sans elle, les droits du conjoint sont limités, même fiscalement." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Conseil pratique : Utilisez ce tableau pour évaluer la fiscalité de votre succession. Si vous avez des enfants, l'abattement de 100 000 € par enfant est renouvelable tous les 15 ans pour les donations. Planifiez vos donations en avance pour optimiser la transmission de votre patrimoine.
8. Ce que vous devez faire maintenant
Ce que vous devez faire maintenant
- Consultez un avocat spécialisé en successions pour analyser votre situation patrimoniale et familiale. L'avocat vous conseillera sur le montant optimal de la donation entre époux et les options les plus adaptées.
- Rédigez votre donation entre époux dès que possible, en collaboration avec un notaire et sous la supervision de votre avocat. N'attendez pas d'être en mauvaise santé ou en situation d'urgence.
- Révisez régulièrement votre donation en fonction des changements de votre situation (naissance, divorce, décès, acquisition de biens). Une donation entre époux peut être révoquée à tout moment.
Ne laissez pas votre conjoint sans protection. Une succession sur trois est source de conflit familial. Anticipez dès aujourd'hui pour garantir la sérénité de votre famille et la sécurité de votre conjoint.
"Le meilleur moment pour rédiger une donation entre époux, c'est maintenant. Chaque jour qui passe sans cet acte expose votre conjoint à des risques juridiques et fiscaux. Prenez rendez-vous avec un avocat spécialisé dès aujourd'hui." — Maître X, avocat spécialisé en successions
Glossaire du droit successoral
- Quotité disponible
- Part des biens du défunt dont il peut librement disposer par donation ou testament, sans porter atteinte à la réserve héréditaire des héritiers réservataires (article 912 du Code civil). La quotité disponible spéciale entre époux est définie à l'article 1094-1 C.civ.
- Réserve héréditaire
- Part des biens du défunt réservée par la loi aux héritiers réservataires (descendants et, à défaut, conjoint survivant). Elle ne peut être réduite par des libéralités (article 912 C.civ.).
- Usufruit
- Droit de jouir d'un bien et d'en percevoir les revenus, sans en être propriétaire. Le nu-propriétaire a le droit de disposer du bien, mais ne peut en user. L'usufruit peut être viager (à vie) ou temporaire (article 578 C.civ.).
- Legs
- Disposition testamentaire par laquelle le testateur lègue un ou plusieurs biens à une personne (le légataire). Le legs peut être universel, à titre universel ou particulier (articles 1002 et suivants C.civ.).
- Dévolution successorale
- Règles légales qui déterminent l'ordre dans lequel les héritiers sont appelés à recueillir la succession (articles 720 et suivants C.civ.). En l'absence de testament, la dévolution légale s'applique.
- Saisine
- Droit pour l'héritier de se mettre en possession des biens du défunt sans formalité préalable. Les héritiers réservataires sont saisis de plein droit (article 724 C.civ.).
Questions fréquentes sur la donation entre époux pendant le mariage
Quel est le montant maximum que je peux donner à mon conjoint par donation entre époux ?
Le montant maximum est la quotité disponible spéciale entre époux, définie à l'article 1094-1 du Code civil. En présence d'enfants, le conjoint peut recevoir soit la totalité des biens en usufruit, soit le quart en pleine propriété, soit une combinaison des deux. En l'absence d'enfants, il peut recevoir la totalité en pleine propriété.
La donation entre époux est-elle révocable ?
Oui, la donation entre époux est révocable à tout moment pendant le mariage, par déclaration expresse devant notaire (article 1094-2 C.civ.). Elle peut également être révoquée par un testament postérieur. En revanche, elle devient irrévocable au décès du donateur.
Quels sont les droits de succession pour le conjoint survivant ?
Le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession, quel que soit le montant des biens reçus (article 796-0 ter du CGI). C'est un avantage fiscal considérable par rapport aux autres héritiers.


